Friday, 21 December 2012

Suivre l'inspiration...et s'en inspirer....

Ça, c'est la photo qui a tout déclenché.... des pretzels, du chocolat, des M&M.... Assez simple me direz-vous...oui, simple en effet...mais essayez de trouver des pretzels ronds pour voir....  Je sais que j'en ai déjà vus quelque part...mais je soupçonne que c'était du côté denos amis du sud.

Que faire, j'aime beaucoup l'idée quand même, et je pense que ça ferait un très bon  bonbon de Noël, sucré salé, croquant et tendre à la fois

Je pars donc à  la chasse au Pretzels.  Je ne veux pas de boucles, la forme traditionnelle de ces chères gâteries disponibles partout...mais trouver des anneaux de pretzels... pas facile...

Après plusieurs marchands...je rends les armes...ou presque....Thinsations...collations "santé" de 100 calories et moins, offre parmi leur gamme de produits, de jolis petis anneaux de Pretzels enrobés de chocolat noir ou au lait, ou de yogourt blanc... tiens donc.... J'achète!

Donc, pour faire ces jolies petites bouchées.... Vous aurez besoin de doubler une tôle à biscuits avec une feuille Silpat (je pense qu'un papier parchemin pourrait aussi faire l'affaire, mais puisque j'ai le privilège d'avoir un Silpat...)  Vous étalez les anneaux de Pretzels en faisant bien attention qu'il ne se touchent pas.

Ensuite, trouvez des pépites de chocolat noir (Hershey en fait du relativement bon, c'est pas le meilleur chocolat au monde, mais c'est le plus facilement disponible)  Dans chaque anneau, déposer 2 pépites de chocolat.  En les mettant base à base, ils s'insèrent facilement..

Déposer ensuite dans un four très chaud... 1 minute ou 2... pas plus... l'idée est de faire ramollir les pépites de chocolat sans qu'elles deviennent liquide...vraiment... 1 minute est suffisant.
Retirer immédiatement du four et déposer 1 bonbon Smartie sur les pépites...insérer dans le chocolat.  Il m'a fallu les déposer à la verticale, sinon, ils étaient trop gros pour l'intérieur de l'anneau.  Faire refroidir complètement (je les ai sorti dehors sur la galerie au froid... ) puis enlever le Silpat et mettre dans un contenant hermétique jusqu'au moment de servir.

Simple... pas beaucoup de travail...et vraiment joli! 

Wednesday, 19 December 2012

Une autre approche au filet de sole

J'aime le poisson!  J'aime beaucoup le poisson!  Toutes les sortes de poisson...sauf... la sole.  En fait, c'est pas que je ne l'aime pas, c'est surtout que je la trouve sans intérêt... Pas beaucoup de texture dans la chair, pas très goûteuse, le poisson parfait pour ceux qui n'aiment pas le poisson.

Alors vous comprendrez ma surprise quand, en ouvrant mon congélateur, je me suis rendue compte que j,avais un sac de filets de sole qui me regardait droit dans les yeux...  Comment est-il arrivé jusqu'à mon congélateur, je n'en ai pas la moindre idée...Probablement l'avais-je acheté pour faire une quelconque recette obscure que je me suis empressée d'oublier avant même de la faire...bref, j'avais un sac de sole qu'il fallait absolument que j'utilise, et comme un malheur n'arrive jamais seul....  voici la suite

Que faire ave ma sole...l'agrémenter!!!!!

Étape no 1... de la sauce.  toujours de la sauce!  Pourquoi pas une sauce tartatre.

1 ou 2 c. à table d'oignon haché fin
2 c. à table de courge patisson marinée (ça, j'ai trouvé ça dans une épicerie polonaise... mais des cornichons à l'aneth ou même de la relish sucré, ça marche)
1/2 c. à thé d'aneth séché
un peu de sel
du poivre frais moulu
le jus de 1/2 de citron
et de la mayonnaise  (Ah non! le pot est presque vide.... j'ai dû extraire jusqu'à la moindre parcelle de mayo du pot.... j'aurais pu en faire maison, c'est pas si compliqué...mais comme un malheur n'arrive jamais seul.... je n'ai plus un seul oeuf!)

Donc, l'idée est de mélanger le tout et de décorer d'un peu de persil haché.

Bon, passons au poisson.... j'ai vraiment besoin d'un peu de "crounche" dans mon poisson.... Je ne peux pas penser faire des "fish'n chips"  avec quoi vais-je faire ma pâte puisque je n'ai plus d'oeuf.  Je décide donc de poêler les filets...NONNNNNN!  je veux du croustillant.... qu'est-ce que je vais bien faire.... et c'est là que ça me frappe.... le poulet frit de Caroline du Sud!!!  C'est ça, je détiens mon idée!

Je sors donc 3 grands bols... dans le 1er, je mets de la farine tout usage.
Dans le 2e, je verse du babeurre... oui, j'en tiens tout le temps maintenant dans le frigo... c'est devenu surprenamment un ingrédient que j'utilise souvent, particulièrement pour faire des muffins et des pains.
Dans le 3e, je mets de la chapelure Panko... c'est une chapelure de type japonaise que vous pouvez retrouver en épicerie relativement facilement.  Elle est très légère et très croustillante et fait une panure exceptionnelle. 

J'assaisonne donc GÉNÉREUSEMENT mes filets de sole des 2 côtés puis, je les enfarine.  un bain rapide dans le babeurre et hop... dans la chapelure, en pressant bien pour bien faire adhérer aux filets.

Là, je fais chauffer environ 1 cm d'huile de son de riz... (Je sais vous allez me demander c'est quoi ça???  c'est une huile extraite comme son nom le dit, du son de riz.  Son goût est complètement neutre, et elle peut être chauffée à plus haute température que l'huile d'olive)  Je mets un peu de beurre dans mon huile pour le goût...

Quand l'huile est bien chaude je dépose quelques filets...je laisse cuire sur feu bien chaud, en contrôlant la température pour ne pas que l'huile fume.  2 ou 3 minutes de chaque côté ou jusqu'à ce que la chapelure prenne une belle teinte caramel doré.  J'ai laissé égoutté sur une grille et j'ai gardé dans un four tiède le temps de faire cuire le reste des filets....

Le montage de mon assiette était assez simple... les filets, de la sauce à côté, des tranches d'avocats, quelques pois mange-tout cuits à la vapeur, et une salade de carottes râpées.... Beaucoup de couleur dans mon assiette!  Et oui, savez-vous quoi.... c'était délicieux, goûteux et croustillant!

Sunday, 16 December 2012

Mon interprétation d'un petit délice de mon resto chinois préféré


J'ai la chance d'avoir à 2 pas de chez moi un petit resto chinois que j'adore tout simplement.  Bien que le décor soit sans intérêt et que le service est typique du café de village où tout le monde se connaît... la nourriture y est absoluement fabuleuse.

Un de mes plats préférés, et j'avoue en prendre régulièrement, c'est les crevettes sel et poivre: De belles grosses crevettes, roulées légèrement dans la fécule et frites pour être légèrement croustillantes et une non-sauce au goût d'ail et d'oignon bien pimentée.... ahhh que j'aime ça!  Je précise une non-sauce parce que c'est juste un enrobage pour les crevettes, vraiment pas une sauce pour imbiber un riz ou quelque chose du genre.

Je ne fais pas souvent de friture, et honnêtement, je n'en ferais pas non plus pour un plat juste pour moi... par contre, cette non-sauce se fait en un tour de main.... à peine 5 minutes et le plat est prêt.  Excellent par lui-même ou, pour un bon repas....un peu de riz ou de nouilles et quelques légumes sautés ... et voilà... un repas.  Voici donc, mon interprétation dIun des grands plats de mon resto chinois préféré....

Crevettes sel et poivre

12 belles grosses crevettes (des vrais grosses) décortiquées
2 c. à table d'oignon haché finement
1 ou 2 gousses d'ail hachées finement
1/4 à 1/2 c. à thé de sambal oelek (sauce de piment fort broyés) ou 1 petit piment fort frais haché
2 c. à table d'huile d'arachide (ou autre selon votre préférence)
fleur de sel
poivre frais moulu
quelques brins de coriandre ou de persil frais
le jus d'une lime ou d'1/2 citron


Faites chauffer l'huile et y faire revenir oignon, ail et piment pendant 1 ou 2 minutes ou jusqu'à ce que les yeux commencent à vous piquer à cause du piment ou que le nez vous chatouille par toutes ces bonnes odeurs de cuisson.

Ajouter les crevettes et faire sauter en remuant pendant 2 ou 3 minutes en retournant régulièrement jusqu'à ce que vos crevettes soient roses et un peu dorées.  (vous pourriez rouler les crevettes dans un peu de fécule de maïs avant de les faire sauter pour augmenter le crostillant.... c'est une question de choix.  Les crevettes gagnent en texture mais n'aurant pas vraiment plus de saveur)
Quand les crevettes sont cuits, verser le contenu dans un bol.  Saupoudrez de fleur de sel et de poivre frais moulu.  Remuer.  Arroser de jus de lime ou de citron et décorez de brins de coriandre ou de persil.

Ça ne peut pas vraiment être plus simple...

Vous pourriez par exemple avec les oignons et l'ail initial faire sauter des cubes un peu plus gros de poivron vert et/ou rouge et des cubes un peu plus gros d'oignon pour avoir plus de légumes et peut-être servir une 2e personne.... parce que je suis certaine et je dis bien certaine que malgré toute votre volonté, vous ne serez pas capables de partager!   

Saturday, 15 December 2012

La magie des biscuits de Noël

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, Noël est un prétexte pour faire des biscuits maison.  Si depuis plusieurs années, le bonhomme Pillsbury a eu la préséance dans le coeur de ma progéniture...commodité  et marketing font souvent des ravages dans les recettes traditionnelles... aujourd'hui, je reprends mes lettres de noblesses.

Quand je pense à Noël, je me revois enfant à la messe de minuit, à un âge où j'aurais probablement mieux fait de dormir, tenter de faire passer le temps.  La messe me paraissait tellement longue..et en latin en plus!!!  Imaginez ce qu'une enfant de 3 ou 4 ans pouvait bien trouver d'intéressant!  Heureusement, les églises ont l'agréable habitude d'être richement ornées... sculptures, peintures et vitraux avaient tout plein de choses à me raconter qui, je soupçonne maintenant n'avaient rien à voir avec la "vraie" idée représentée, mais ça suffisait pour nourrir mon imaginaire et finalement faire passer le temps plus rapidement, sans oublier la musique de l'orgue à tuyaux  et les chants du choeur....de quoi satisfaire l'artiste en herbe que j'étais.   Et si j'avais été bien sage, à la fin, j'avais le droit d'aller déposer une pièce de monnaie dans le panier de l'ange mécanique qui hochait la tête en signe de merci... quel plaisir de se faire remercier en direct par un ange!!!

Noël et les vitraux s'associe aussi à un timbre..oui,oui... mon père collectionnait les timbres et il y en avait un que je ne me lassait pas de regarder... un timbre de Noël français il était énorme par rapport à tous les autres dans la page et il représentait un des vitraux de la cathédrale Notre-Dame à Paris...  Je ne sais plus où se trouve la collection de timbre aujourd'hui, mais ces souvenirs sont encore bien présents...

Quel lien me direz-vous entre Noël, les biscuits et les vitraux...et bien, tentent de capturer un peu cette magie des vitraux, aujourd'hui, j'ai fait, vous l'aurez deviné, des biscuits vitraux, qui, s'ils survivent les 10 jours à venir, viendront orner mon dessert de Noël. Je crois profondément à l'utilisation d'ingrédients de qualité alors oui, j'utiliserai...du beurre!

Pour faire vous biscuits vous aurez besoin de:

1/2 tasse de beurre doux à température de la pièce
1/2 tasse de sucre
1/2 tasse de miel de qualité
1 oeuf
1 c. à thé de vanille

3 tasses de farine tout usage
1 c. à thé de poudre à pâte
1/2 c. à thé de bicarbonate de soude
1 c. à thé de sel

des bonbons durs transparents à saveurs de fruits genre sucettes


Dans un bol, mélangez au batteur électrique (ou au mélangeur sur socle) le beurre, le sucre et le miel, jusqu'à ce que le sucre soit fondu.  Ajouter l'oeuf et la vanille et battre jusqu'à ce que le mélange soit pâle et léger.

Dans un autre bol, mélanger les ingrédients secs.  Ajouter les ingrédients secs aux ingrédients humides et mélangez jusqu'à ce que les ingrédients commencent à vouloir former une boule, mais sont encore granuleux.

Verser dans un papier ciré et former une boule.  bien envelopper avec le papier et déposer au frigo pour 2 heures.

Après ce temps, rouler la pâte jusqu'à une épaisseur de 1/4 de pouce (1/2 cm environ) et découper des formes à l'emporte pièce d'environ 5 cm de diamètre.  Découper des formes plus petites à l'intérieur des biscuits pour obtenir des "biscuits troués"  Les formes doivent avoir au moins 1 cm de diamètre, mais vous pouvez en faire autant que vous voulez en autant que vous laissiez au moins 1/2 cm de pâte tout le tour du biscuit.  Déposer sur une tôle doublée d'un Silpat (feuille de silicone à cuisson) ou de papier d'aluminium.

Maintenant... triez vos bonbons par couleur.  Prendre les bonbons de la première couleur et déposer entre 2 feuilles de papier ciré.  Avec un objet lourd, j'utilise le pilon de pierre de mon mortier, mais un marteau peut aussi faire l'affaire, écrasez les bonbons pour en faire de la poudre "mietteuse".  Verser délicatement cette poudre à l'intérieur des trous de vos biscuits.  Plus la poudre est fine, plus c'est facile de verser dans les trous.  Assurez-vous de très bien remplir les trous.  Répéter l'opération avec d'autres couleurs si vous voulez.  Vous pouvez aussi combiner plusieurs couleurs à l'intérieur d'un même trou.... laisser aller votre imagination!

Une fois tous les trous remplis, déposez au four préchauffer à 350F, au centre du four, pendant environ 6 minutes.  La pâte devrait commencer à dorer et les bonbons devraient avoir fondu et retrouvé leur aspect transparent.  Retirer du four, et si vous êtes chanceux comme moi, déposez la tôle directement sur le plancher de céramique pour refroidir (ou sur une grille).  Il est important de ne pas bouger les biscuits tant qu'ils ne sont pas complètement refroidis, sinon, le sucre va rester sur la tôle.

Vous pouvez faire un petit trou à l'aide d'une baguette chinoise dans le haut de vos biscuits avant de les cuire et y insérer un ruban, une fois refroidi pour faire des décorations de Noël comestibles pour votre sapin ou faire des biscuits plus grands pour décorer d'autres desserts.... Ces biscuits font aussi de superbes cadeaux, différents et surtout faits maison.  C'est simple, ne demande pas beaucoup d'équipement et fera apparaître des ohhh et des ahhh dans la bouches de ceux qui les recevont, garanti!

Voilà...comme quoi, l'admiration d'une petite fille pour un vitrail d'église peut faire beaucoup de chemin avec le temps!

Thursday, 13 December 2012

Petit dessert ou l'art d'être inventif

Vous arrive-t-il de vous procurer un fruit ou un légume pour lequel vous n'avez aucune idée quoi faire avec?  Moi, ça arrive tout le temps.  Si j'ai le malheur d'aller dans une fruiterie, le contenu des comptoirs crie littéralement prends-moi, prends-moi!!!  Dois-je vous préciser que parfois, ça complique mon existence.  En fait, j'ai horreur du gaspillage alors pourquoi est-ce que je prends des trucs que je ne connais pas?  Esprit d'aventure sans doute...   C'est ce qui m'est arrivé encore avant-hier.... il faut que je vous dise que depuis 2 jours, la grippe a eu le meilleur de moi-même et je traîne misérablement ma carcasse entre la chambre et le salon, ingurgitant tasse sur tasse de tisane réconfortante....

Donc...Mardi après-midi, je regarde ce que j'ai de disponible sous la main....et j'ai un coing...Tiens je ne me rappelle même pas l'avoir acheté celui-là.  Qu'est-ce que je pourrais bien en faire....

Avec 1 seul coing, et 4 personnes à nourrir....il faut vraiment user d'imagination...donc...ah tiens je sais... un croustillant au coing... facile, je fais des croustillants aux pommes régulièrement....  mais je n'ai qu'un seul coing... hmmm!

Un autre tour d'horizon et j'aperçois des figues sèches qui ont eu des jours meilleurs...elles sont VRAIMENT sèche, à la limite du dur et immangeable....ah..et voilà des prunes séchées...non,non, pas des pruneaux, des prunes.... celles là viennent d'une épicerie russe...  J'ai aussi des pelures d'orange venues du quartier chinois (je m'en sers pour parfumer le thé...que je bois beaucoup trop!) ah et des baies de goji... ça, il paraît que c'est un des meilleurs anti-oxydants sur le marché...mais honnêtement, ça ne goûte pas grand chose...ok... je pense que ça y est.... je passe à l'action:

Dans une casserole déposer le coing pelé et coupé en languettes comme on fait pour les pommes, quelques figues, 5 ou 6 morceaux de pelures d'orange ou moins à votre goût, et quelques tranches de prunes séchées... vous pourriez aussi ajouter des raisins secs dorés, mais je n'en avais pas sous la main.  Amener à l'ébullition et laisser mijoter environ 10 minutes, ou jusqu'à ce que les fruits soient tout juste tendres.  Ajouter une poignée de baies de goji 2 minutes avant la fin de la cuisson.

Égoutter  (J'ai gardé l'eau de cuisson pour faire du pain aux fruits...que je ferai un peu plus tard cette semaine)

Bon... c'est bien beau tout ça, mais c'est vraiment pas très sucré....  j'ai donc coupé les figues et les prunes en morceaux et j'ai retiré toutes les pelures d'orange.  J'ai gardé 2 morceaux de pelure que j'ai haché finement.  Ensuite...Tiens... un souvenir de voyage.... j'ai du miel de Cuba....quelques cuillérées de miel et... pour le goût.... quelques gouttes d'eau de fleur d'oranger.  Il ne faut vraiment pas en mettre beaucoup parce que le goût est puissant, et vous ne voudriez pas que ce si bon mélange ne goutte que le parfum!!!

Donc... j'ai beurré des mini-cocottes  et j'y ai séparé mon mélange de fruits.  Voilà, maitenant, il faut une croûte....  Ce que j'ai utilisé me rappelle le moyen-orient... je reste donc sur ce thème  et...plutôt que le traditionnel mélange à croustillant (gruau, farine, beurre, cassonade)  je décide de prendre des amandes moulues...oui, ça aussi j'en avais qui traînaient depuis quelques temps...
donc

1 sac de 100 gr d'amandes moulues
quelques cuillérées de farine, de beurre et de cassonnade.  On mélange délicatement pour obtenir une texture grumeleuse et on répartit sur les fruits.

Ensuite, il ne reste plus qu'à enfourner à 375F pendant une quinzaine de minutes ou jusqu'à ce que le dessus du croustillant commence à dorer.

Je vous jure que vous n'avez jamais mangé rien de tel....et c'est vraiment très, très bon!

Vous pouvez composer ce croustillant à l'infini, en variant les fruits, et les agents sucrants, les parfums que vous pouvez ajouter ou pas, les ingrédients de la croûte... en fait, vous devez garder le mélange farine cassonade et beurre, mais pour le reste... les poudres de noix, le flocons de céréales, les noix en lamelles, etc, etc, etc sont autant de possibilités qui s'ouvrent à vous.  Laisser marcher votre imagination...et... osez ce fruit inconnu qui crie si fort pour que vous le preniez...on ne sait jamais, ce sera peut-être votre prochain fruit préféré de tous les temps!

Tuesday, 11 December 2012

Un pas dans la tradition....un secret de famille bien gardé!

Dans quelques jours, nous célébrerons Noël.  Comme le veut la tradition... la dinde sera à l'honneur.  Personnellement...je n'aime pas beaucoup la dinde, je m'en confesse...mais année après année, à Noël, je me fais un devoir d'en manger..  Pourquoi me demanderez-vous?   La raison en est fort simple... quand j'étais petite, ce que j'aimais par dessus tout... c'était la farce...et pour avoir de la farce, ça prend de la dinde...donc... Si je ne mangeais pas de dinde, je n'avais pas de farce. Donc...

Il y a quand même une suite heureuse à tout ça, le lendemain de Noël, quand mon père désossait la dinde, il restait toujours un généreux plat de farce... qui froide faisait un succulent pâté à mettre sur du pain grillé.  Je ne me rappelle plus si je vous avais déjà parlé de cette tradition chez nous...traditions, puisque maintenant, c'est à mon tour de désossé la dinde (ce que je fais immédiatement après le repas maintenant) et de préparer le plat de farce restante...pour le petit déjeuner du lendemain.   Il n'y a jamais assez farce pour satisfaire tout le monde, mais c'est ce qui fait le charme de cette tradition.  En fait, si on réussissait à avoir assez de ce merveilleux pâté pour en manger à satiété... il y aurait beaucoup moins de charme au lendemain de Noël.  Et bien que chacun d'entre nous ait la recette et la possibilité de faire de la farce en tout temps tout au long de l'année, nous réservons ce plat uniquement au souper de Noël.  La tradition... c'est la tradition!

Les lignes qui suivent sont tout droit tirées du livre de recettes écrit des mains de ma mère.  La recette est celle de mon arrière-grand-mère, modifié au fil des cuisinières qui ont ajusté les assaisonnement et les épices avec les années.  Je peux vous assurer que la recette de ma mère est la meilleure au monde! Ok, je vous le concède, mon opinion est biaisée...mais  que voulez-vous.... la tradition... c'est la tradition!


Comment cuire une dinde:
Cuire au four à 325 F ou 160 C.
Grosseur                                                     farcie                   non farcie
6 à 8 livres (3 à 3.5 kg)                      3 à 3 1/4 heures           2 1/2 à 2 3/4 heures
8 à 10 livres (3.5 à 4.5 kg)                 3 1/4 à 3 1/2 heures     2 3/4 à 3 heures
10 à 12 livres (4.5 à 5.5 kg)               3 1/2 à 3 3/4 heures     3 à 3 1/4 heures

Quelques conseils:
Pour déterminer la grosseur de la dinde dont vous aurez besoin, figurer 450 gr (1 livre) par portion.
Si la dinde est congelée, la faire dégeler au réfrigérateur pendant 2 ou 3 jours (Jamais sur le comptoir!)
Pour la farce, compter 250 ml (1 tasse) de farce pour 900 gr (2 livres)de dinde et ne farcir la dinde que lorsqu'elle est prête à rôtir.
Retirer toujours la farce de la dinde avant de réfrigérer les restes.

Pour vérifier si la dinde est cuite, insérer un thermomère à l'intérieur de la cuisse.  La température interne appropriée devrait être de 180F (82 C) pour une dinde farcie et de 170F (77 C) pour une dinde non farcie.

FARCE:  (note de moi-même... c'est la partie la plus intéressante!!!)

Dans un robot culinaire, ou au couteau si vous avez la patience, hacher finement
2 branches de céleri
1 oignon.
Faire chauffeur un peu de beurre et y faire suer l'oignon et le céleri.

Déposer ensuite dans le robot (ou au Hache viande) 1/2 à 3/4 livre (225 à 350 gr) de foie de poulet (ou de dinde) et réduire en purée.  Ajouter cette purée au mélange d'oignon et faire cuire pour perdre la couleur foncée. Ajouter ensuite 1 tasse de mélange à farce du commerce (celui dont on se sert est le mélange de marque Grissol). Le mélange doit être sec... (ou de chapelure Panko que vous aurez assaisonné de sel et de poivre avant) Mouiller avec un peu de cognac ou de brandy (la quantité dépend de vous!) puis du bouillon de poulet pour mouiller le tout.pour avoir une consistance épaisse et que tous les ingrédients soient humidifiés .  Retirer du feu et laisser refroidir un peu.  Ajouter alors 1 oeuf battu, et au goût...du sel du poivre et des assaisonnements à volaille du commerce (ou vos herbes préférées... important, ça prend un peu de sauge dans votre mélange, c'est vraiment meilleur!)

Faire bien refroidir avant de farcir la dinde.

La farce ne sera pas aussi bonne si elle ne passe pas par la cuisson dans la dinde. C'est ce qui est le plus triste de toute cette histoire...

Un avertissement, cette farce peut créer une dépendance sévère! 

Voilà, vous avez maintenant la recette de ma mère, de ma grand-mère et de mon arrière grand mère...et dans quelques années, je suis certaine que ce sera aussi la recette de mes enfants!  Que voulez-vous.... la tradition... c'est la tradition!

Monday, 10 December 2012

De retour après une année en dents de scie

A quelques jours de Noël, je viens de terminer un contrat de travail qui a drainé au quotidien la majeure partie de mon énergie.  J'ai été bien absente de ce site et aussi de ma cuisine!.  Je compte bien me reprendre dans les jours, semaines et mois qui viennent.

Au chapitre de notre tour du monde....nous devrions reprendre dans quelques jours cette exploration gastronomique.  Côté shopping.... j'ai bien un ou 2 gadgets qui ont fait leur apparition dans ma cuisine, mais je n'ai pas vraiment eu le temps de les mettre à l'épreuve....donc... ça aussi c'est à suivre.  Enfin... les recettes au quotidien et chroniques diverses devraient elles aussi reprendre une cadence plus soutenue, et ça commence..... aujourd'hui!

1er jour de congé... J'ai un ménage en règle de la maison à faire, ce qui devrait me prendre plusieurs semaines...oui,oui, vous avez bien lu...semaines.  Il y a bien longtemps que je n'ai pas donné d'amour à mes quartiers de vie, et c'est trop visible.  Les objets, utiles et inutiles se sont empilés un peu partout, les livres de cuisines n'ont cessé de se multiplier, à un point tel qu'ils pourraient faire rougir les lapins les plus féconds...  Je consacre donc la majeure partie de ma journée à ranger, frotter et élaguer.  Aujourd'hui, jour 1, je suis plutôt fière du travail accompli.  Il faut dire que la température extérieure (neige et verglas) aident beaucoup à me garder à l'intérieur...mais c'est aussi la source de mon inspiration de la journée.   A défaut de soleil à l'extérieur, je vais en mettre un peu à l'intérieur.

Il n'y a pas si longtemps, les asperges fraîches étaient exclusivement disponibles au printemps.  Hors de cette saison, impossible d'en trouver.  Heureusement, pour le plus grand plaisir de mes papilles...je peux, en toute saison, me régaler de ces savoureuses pointes vertes!  Petite parenthèse pour ceux d'entre vous qui ont embrassé le mode de vie "manger local", je vous rappelle que les asperges sont locales quelque part dans le monde à tout moment de l'année...et comme je me considère comme une citoyenne du monde.... c'est donc local à un coin de MON monde!  Je ne veux pas dénigrer ce mode de vie, c'est juste qu'en y réfléchissant, au chapitre des légumes... le local, au Québec, au mois de décembre est plutôt limité.  Je veux bien manger des carottes, du rutabaga et des pommes de terres, mais j'avoue avoir besoin d'un peu plus de variété..Je me tourne donc vers les légumes frais que nos bons marchands décident d'offrir à rabais parce qu'importés en grande quantité.... Cette fois-ci, c'était des asperges....Mais vous pouvez toujours faire ce potage avec des asperges congelées...certaines sont plus locales que d'autres.

Aujourd'hui, comme le temps me manquait, j'ai choisi de faire un potage ou plutôt, une crème d'asperges, question de me récompenser pour tout le travail accompli aujourd'hui.  Simple à préparer, ne demandant pas beaucoup de surveillance, cette crème saura satisfaire même les plus difficiles... à condition bien sûr d'aimer les asperges!

Crème d'asperges

Une noix de beurre
1 oignon haché fin
2 paquets d'asperges (environ 500 gr) desquelles on aura retirer la base plus dure
4 ou 5 c. à table (75 ml) de farine tout usage
5 tasses de bouillon de poulet chaud
2 c. à table (30 ml) d'oignon vert haché fin ou de ciboulette hachée
1/4 c. à thé (1 ml)  de graines de céleri
muscade au goût
poivre au goût
Crème épaisse au goût

Faire chauffer le beurre dans une casserole et y faire revenir les oignons à couvert, à feu doux-moyen, jusqu'à ce qu'ils soient translucides.  Ajouter les asperges coupées en morceaux, cuire en remuant 2 minutes puis couvrir et cuire un autre 8 à 10  minutes additionnelles en remuant de temps à autres.

Saupoudrer de farine et cuire en remuant 2 minutes, puis ajouter le bouillon de poulet.  Bien remuer pour bien mélanger et ajouter, les graines de céleri, la muscade et le poivre.  Amener à ébullition puis laisser mijoter à découvert, à feu doux environ 20 minutes en remuant de temps à autres.

À l'aide d'un mélangeur à immersion, ou au mélangeur (Blender), réduire la souper en purée fine.  Ici, si vous avez le temps, vous pouvez après avoir liquéfier le tout, passer la soupe au tamis fin pour retirer les fibres et obtenir un potage très lisse...j'avoue sauter   cette étape régulièrement, mais pour des occasions spéciales.... c'est plus "classe"

Au moment de servir.... Verser la soupe bien chaude dans des bols et ajouter à chaque bol quelques cuillérées de crème...ou mieux encore, fouetter la crème et déposer une "boule" de crème fouettée sur le dessus de votre soupe....

Bon appétit!