Saturday, 13 October 2012

trouvailles, trouvailles






Il y a bien longtemps que je vous ai parlé de mes achats et trouvailles, 

J'en ai 2 dont je voudrais bien vous parler... en premier...un moulin à muscade.  Il n'y a rien comme de la muscade fraîchement râpée pour agrémenter une béchamel ou un potage de courge ou de citrouille.
J'ai bien une petite râpe dont je me sers depuis des années avec succès, mais
là... j'avoue, j'ai eu un coup de coeur.

Voici le gadget en question.  Un produit Peugeot, comme pour les moulins à poivre.  Le principe est simple... on dévisse le dessus de la boule et on le sépare en 2.  On insère une noix de muscade à l'intérieur du cylindre.  On replace les 2 moitiés de la boule en place.  Un mécanisme muni d'un ressort maintient la noix de muscade en place.  Il ne reste qu'à tourner la manivelle...et voilà... de la muscade bien fraîche.  On peut conserver les noix pas encore utilisée dans la portion supérieure de la boule.  Une bien belle invention qui sauve les bouts de doigts de la méchante râpe à muscade. Un peu dispendieux, mais un bien joli gadget.

La 2e trouvaille dont je veux vous parler est un livre de recettes que j'ai déniché cette semaine au Tigre Géant...mais je l'ai aussi vu au même prix chez Canadian Tire. Le titre... Le Québec cuisine le monde.

Vous me connaissez maintenant, vous savez combien j'aime cuisiner différent.  Un des buts de ce blog était justement de partager avec vous ma passion pour la cuisine du monde.  Et bien, quelqu'un a assemblé un bouquin comme j'aurais aimé en écrire un!
Ce livre est divisé en 5  parties.... 1 par continent. Pour chaque continent, on retrouve les recettes des différents pays, répartis en ordre alphabétique. Bien que je n'ai pas vérifié chaque pays mentionné, l'éventail est vraiment impressionnant!  Les recettes sont assez simple à réaliser... parfois un peu trop...par exemple... on trouve sous la rubrique Canada, une recette de Poutine!  3 ingrédients... des frites, un conserve de sauce brune à poutine (!?!) et du fromage en grains.  Ok... j'admet... c'est le Québec cuisine le monde et la sauce brune à poutine, ça se trouve facilement en  épicerie, mais franchement...peut-être que c'est le choix de cette recette qui n'est pas opportune... enfin, j'ai quand même eu un sourire...

J'ai quand même bien envie de vous recommander ce livre.  A moins de 10$, c'est un super achat.  Il ouvre la porte à une multitude de découvertes, et les ingrédients nécessaires à la réalisation des différents plats se retrouvent très facilement.

Voilà... j'aurais sans doute plusieurs autres trouvailles et livres à vous faire découvrir,  mais...ce sera pour une autre fois.  En attendant, précipitez vous chez Canadian Tire ou au Tigre Géant pour trouver le livre... là où j'ai trouvé le mien, il y avait 10 exemplaires et 2 jours plus tard, il n'en restait plus!

Un bon chocolat chaud saupoudré de muscade fraîche et un bon livre à feuilleter.... un des plaisirs de l'automne!  Bonne lecture!

Monday, 8 October 2012

quand la saison des raisins tire à sa fin....

Il y a quelques années, j'ai planté 2 vignes, une de chaque côté de la tonnelle donnant sur la cour arrière.  J'ai des raisins bleus, sans pépins, et des raisins rouges, sans pépins aussi.  On m'avait promis une production abondante, si je taillais mes vignes dans les règles de l'art...chose que je n'ai jamais faite.  Heureusement!!!! ces fameuses vignes produisent tellement de raisins, que je finis toujorus par en perdre.  Ceci dit... j'ai beaucoup d'aide des oiseaux locaux pour les manger.

Cette année a été particulièrement productive. Actuellement, la saison tire un peu à sa fin.  On a eu le premier gel au sol et les grappes commencent à se dessécher... que faire pour prolonger la saison des raisins....les congeler évidemment.  Bon je sais, je pourrais faire du jus, ou même du vin, mais c'est plus de travail et je n'ai franchement pas le temps.

Donc... une tôle à biscuits, j'égraine les grappes et hop... au congélo.  quand tout est bien solide, je mets dans des sacs à congélation.  Il faut dire que mes raisins sont à peine plus gros que des gros bleuets.... c'est ce qui les rend particulièrement intéressants.  Et quand vient le temps de les utiliser, les possibilités sont très grandes... Je peux les ajouter à un smoothie, une salade de fruits ou mieux encore... les mettre dans des muffins.

Voici donc ma recette de muffins aux raisins frais.,  Si vous utilisez les raisins du marché, je vous suggère de les couper en 2 ou en 4 pour avoir des morceaux de la grosseur des bleuets.

Muffins aux raisins frais

2 1/2 tasses de farine tout usage
2 grosses c. à thé de poudre à pâte
1 tasse de sucre
1/4 c. à thé de muscade fraîchement râpée

2 oeufs
1 tasse de lait de soya à la vanille
2 c. à table d'huile de coco
1/2 tasse de purée de pêche (ou de pomme)

1 1/2 tasse de raisins frais (ou congelés)

Préchauffer le four à 375 F

Mélanger ensemble les ingrédients secs.

Dans un autre bol bien mélanger les ingrédients liquides.  Verser les ingrédients liquides sur les ingrédients secs et ajouter les raisins.  Mélanger le tout juste assez pour humidifier tous les ingrédients secs.  Si vous travaillez trop le mélange, les muffins seront plus durs et pas très intéressants en texture.

Verser dans des moules à muffin huilés ou encore doublés de "jupes" à muffins (moules de papier ou de silicone.... j'utilise personnellement le silicone... c'est rapide et pratique!)  pour les remplir aux 2/3.

Enfournez et faire cuire environ 20 à 25 minutes (je cuisine à l'odeur.... quand ça sent bon dans la maison, c'est prêt!  mais il faut quand même vérifier, juste au cas)

Retirer les muffins des moules et faire refroidir sur des grilles... Cette recette vous donnera 12 à 16 muffins.  Bon appétit!!!

Sunday, 19 August 2012

Concombre illimité!

Parfois, une bonne idée se transforme en quelque chose de plus grand que prévu... Vous avez un potager et vous avez semé des concombres, salivant à l'idée de ces paquets de fraicheur gorgés d'eau...mais... vous avez pris des vacances et vous avez maintenant des "monstres" dans votre jardin?  ne vous en faites pas.... j'ai une petite recette rapide qui vous permettra d'en passer quelques uns sans que ça fasse mal.
J'étais sur le point de faire une sauce tzatziki... oui,oui... je vous dis comment.... yogourt grec, concombre râpé et bien asséché, une pincée d'ail en poudre si vous voulez ou si vous aimez beaucoup 1 gousse d'ail hachée et de la feuille d'aneth hachée pour faire beau.... vous mélangez le tout et voilà!

Je disais donc.... j,étais sur le point de faire une sauce tzatziki quand j'ai eu une illumination... une soupe froide au concombre... OK, je vous entends très bien, vous n'êtes pas tellement soupe froide... ça tombe bien, moi non plus!  Mais je pense que vous allez aimer celle-ci.

Vous aurez besoin d'un mélangeur ou d'un robot culinaire pour ceci.  La recette vous donnera 1 litre de soupe froide.

1 1/2 monstre de concombre, pelé et épépiné, coupé en gros morceaux.  Dans votre mélangeur, ça devrait remplir environ les 3/4 du  bol. 
1/2 à / tasse de yogourt nature
3 ou 4 tomatillo si vous en trouvez ou 1 tomate verte oui,oui, une tomate pas mûre!
1 ou 2 échalotes vertes
sauce pimentée verte (Tabasco en fait une très bonne, mais n'importe quelle peut faire l'affaire)
4 ou 5 brins de coriandre fraîche ou de persil
de l'eau pour compléter à 4 tasses
sel et poivre au goût

vous mettez tout sauf l'eau dans le mélangeur et réduire en purée.  Goûtez!  A ce point vous pouvez décider d'ajouter du yogourt ou de l'eau.... c'est vraiment une question de texture et de goût.  Réduire le tout en purée, déposer dans les bols et servir avec une cuillérée de crème sûre et décorer d'un brin de coriandre.

Vous avez la chance d'aller dans une épicerie est-européenne ou votre magasin d'aliments naturels en tient dans son rayon de produits laitiers.... remplacer le yogourt par du Kéfir.... c'est un peu différent comme goût mais c'est vraiment très bon.... et très bon pour la santé aussi!

Défi relevé!

J'aime les défis.  Tous ceux qui me connaissent vous le diront...je ne refuse jamais un bon défit culinaire.

La semaine dernière, je suis allée faire une visite "exploratoire" dans mon épicerie vietnamienne habituelle, Kim Phat, rue Jarry Est dans la grande ville de Montréal.  A chaque fois que j'y vais, je me fais un devoir d'ajouter un ingrédient "inconnu" à mon panier... question de découvrir quelque chose de nouveau et qui sait peut être quelque chose qui fera danser mes papilles gustatives et qui vaudra la peine d'y revenir plus souvent.

Donc....Je fais la tournée de l'épicerie et....oh surprise, dans le comptoir des surgelés je découvre... de l'alligator, rien de moins!  Si j'habitais dans un autre coin du monde, peut-être que je ne serais pas surprise, mais force est d'admettre que les élevages d'alligator sont une denrée rare au Canada!  Immédiatement, les neurones se mettent à tourner, Je pense alligator, je pense donc marais et j'ai une image visuelle de Bayou...et oui, je pense Louisianne.... Ça y est.... l'alligator vient d'entrer dans mon menu.... nous aurons donc un Jambalaya à l'alligator.  Sauf que....ma famille est parfois un peu moins aventureuse que moi....

Qu'à cela ne tienne... j'ai 2 amis qui se feront un plaisir de partager mon essai!  C'est donc, alligator dans une main et casserole dans l'autre qu'hier, je suis allée chez Martine et Sam.  Si j'ai déjà mangé de l'alligator, je me rappelle que c'était dans une panure qui cachait tout le goût de la viande.  Cette fois-ci, ce sera bien différent. 

Préparation, cuisson.... un Jambalaya est un plat sommes toutes assez simple à préparer... on découpe et on cuit,,, et comme j'ai tendance à couper court dans le superflu....c'est vraiment très simple.
Voici la recette... je vous retrouve après pour vous donner mes impressions.

Jambalaya à l'alligator
454 gr d'alligator défait en petits cubes (vous pouvez le remplacer par du poulet... pour les plus craintifs)
454 gr de saucisse italienne épicée en tranche (si vous mettes la main sur de l'Andouille c'est encore plus authentique mais difficile à trouver)
454 gr de crevettes décortiquée (ou d'écrevisses pour plus d'authenticité....mais encore une fois... pas facile à trouver)
1 tasse de céleri en dés
1 tasse d'oignons en dés (vous pouvez utiliser moitié oignon, moitié oignon vert... ça fait de la couleur dans votre plat!
1 tasse de poivrons verts en dés
2 c. à table d'ail haché (ou de tiges de fleur d'ail si vous en avez)
2 c. à table d'huile à cuisson de votre choix
1 grande boîte de tomates avec le liquide (oui, j'utilise mes tomates maison... c'est tellement meilleur!)
1/2 petite boîte de pâte de tomate (environ 3 c. à soupe)
2 tasses de bouillon de poulet
quelques brins de thym frais
assaisonnements cajun au goût (J'ai du en mettre environ 2 c. à thé...mais allez-y au goût, les mélanges ne goûttent pas tous la même chose, il vaut mieux en rajouter que de ne pas être capable d'en enlever)
Sauce tabasco au goût  (ici aussi, il vaut mieux en rajouter que d'en mettre trop.  Avant d'en mettre, de grâce, goûtez! si vous voulez plus de piquant alors faites-vous plaisir!)
quelques brins de persil haché... pour la couleur
1 ou 2 tasses de riz non cuit.

 Si vous utilisez du poulet, mettez-le à mijoter environ 30 minutes dans le bouillon de poulet avant de débuter le Jambalaya.

Mettez un peu d'huile au fond d'une grande casserole et y faire sauter l'oignon, l'ail, le poivron et le céleri jusqu' à ce que les oignons soient translucides.  Ajoutez les tomates et le bouillon et amenez à ébullition.

Ajoutez la pâte de tomate, le persil et les assaisonnements à votre goût. Quand le degré de piquant vous semble correct, ajoutez les viandes et ramener à ébullition.  Ajoutez ensuite le riz et bien mélanger.  Amenez à ébullition, baisser le feu et couvrir.  Laisser cuire 25 à 30 minutes, jusqu' à ce que le riz soit bien tendre.

voilà... Jambalaya!


Comme promis... mes impressions.  Tout d'abord, je dois avouer que j'ai mis moins de riz que demandé.  Résultat, le plat était un peu "sauceux",

J'ai aussi une gentille voisine, Suzanne, qui m'avait gentiment fourni de la saucisse italienne maison.... qui, je dois aussi avouer, a un goût tout à fait unique!

Donc.... c'était une réussite totale.  L'alligator était un peu plus résistant sous la dent que ce que j'avais supposé, mais pas désagréable du tout.  Qu'est-ce que ça goûte?  et bien.... l'alligator bien sûr!  Je sais, ça ne vous aide pas, mais si je vous le disais vous n'y goûteriez pas!  Ce que je peux vous dire c'est que oui, le goût s'approche du poulet, mais la texture est très différente, plus comme de la viande.  Nous avons accompagné ce plat d'une bière,,, blonde pour Sam et Martine, blanche pour moi, parfaite combinaison en ce qui me concerne...et je ne suis pas particulièrement amateur de bière, c'est vous dire!

Le plat complet est agréablement équilibré et très goûteux.  Vraiment, il faut en faire, vous allez adorer!  Quand à la sauce inattendue.... vous connaissez l'histoire de "J'ai besoin d'un morceau de pain pour finir ma sauce-j'ai besoin d'un peu de sauce pour finir mon pain"  et bien nous étions 3 à table à tenter de finir la sauce, puis le pain, puis la sauce, puis le pain   sans vouloir vraiment arrêter.  C'était une bien bonne "erreur" de mesure!

Est-ce que je referai du Jambalaya?  Mais très certainement, par contre, je ne promets pas en refaire à l'alligator... c'était la première fois que j'en voyais offert en épicerie et... je passe beaucoup de temps dans les différentes épiceries ethniques ou pas...alors, si par hasard je retombais sur de l'alligator, c'est CERTAIN que j'en reprendrais.... et oui, j'ai trouvé ça assez bon pour en refaire! 

Pour couronner ce repas, Sam avait acheté une Crème Caramel dans une épicerie italienne non loin de chez lui... un de mes desserts préférés!  Et elle était excellente.... la finale d'une repas "presque parfait"!


Saturday, 28 July 2012

Puisqu'il n'y a pas que la guerre....






syrieDifficile pour moi de vous écrire cet article.  Pays actuellement déchiré par la guerre, il évoque quand même pour moi le soleil, la chaleur et bien sûr, l’accueil de ses habitants.  Parce que je pense qu’il est important de faire la différence entre la politique et les tensions qui en résultent et le peuple qui habite un pays, je veux rendre hommage à l’urgence de vivre des syriens, et par le fait même de toutes les personnes qui subissent des guerres insensées.


Donc…fermons les yeux un instant et imaginons que, comme par magie, la guerre n’existe pas.



Pays du Moyen-Orient, la Syrie partage ses frontières avec Israël, l’Irak, la Jordanie, le Liban et la Turquie.  En 2012, on recensait une population d’un peu plus de 22.5 millions d’habitants.  L’espérance de vie à la naissance est de 75 ans et plus du tiers de la population a moins de 15 ans. 56% de la population vit en milieu urbain.  On y parle l’arabe et on paie en livres syriennes.



L’actuel président est, au moment d’écrire ces lignes,  Bachar el-Assad et ce depuis juillet 2000. Je n’entrerai pas plus loin dans les détails politiques.



Parlons plutôt du but de notre voyage…. Découvrir la cuisine syrienne.  En fait, c’est une des premières « saveurs ethniques » que j’ai eu la chance de découvrir étant bien jeune.  Des connaissances de mes parents étaient d’origine syrienne et donc… à la suite de je ne sais quoi, il m’a été donné d’aller manger chez eux.  Je n’ai guère de souvenirs de ce repas, j'étais beaucoup trop jeune, sinon que ma mère avait tellement aimé qu’elle avait demandé à la dame ses recettes… résultat… un livre « photocopié » avait pris place dans la bibliothèque familiale.   Quand j’ai commencé mon aventure culinaire, il y a près de 40 ans…c'était une des rares références "hors-québec" à laquelle j'avais accès. Malheureusement, certains ingrédients étaient presqu'impossibles à trouver dans la grande ville de Shawinigan et j'ai du me résoudre à n'explorer que rarement ces mystérieuses recettes. Je sais, c’est bien triste dit comme ça, mais en réalité, presque à la même époque (5 ou 6 ans plus tard), je débarquais à Montréal, et, le monde s'est subitement révélé à moi!. 



Nombre de plats  sont préparés par les cuisiniers et cuisinières syriennes et en faire la nomenclature serait beaucoup beaucoup beaucoup trop long.  Disons simplement que la règle numéro 1 est d’utiliser des ingrédients frais, de qualité et de saison.  A partir de là, l’imagination est la seule limite.  Le plat que je vous propose aujourd’hui est connu comme le plat national syrien… où a-t-elle été chercher ça, me direz-vous…. J’ai mes sources comme disent les espions et bien que j'ai toujours un peu de scepticisme à affirmer qu'un plat est LE plat... je pense que celui-ci est un très bon représentant. 



Je vous propose donc un plat de Kibbeh.  Je vous dis d’avance que je ne fais personnellement pas la différence à savoir s’il est syrien ou libanais…ou autre, mais la personne qui m’a transmis cette recette était d’origine syrienne (et oui, celle-là même du début de la chronique… recette que j’ai depuis très, très très longtemps)



Kibbeh bil sanieh



Ingrédients


farce
800 grammes d’agneau ou de bœuf haché
4 gros oignons jaunes hachés finement
1 c. à thé de  baharat (voir recette qui suit)
½ c. à thé de  cannelle (au choix)
1 c.à thé de sel
1½ c.à thé de poivre noir moulu
3 c. à table de pignons
3 c. à table d’une bonne huile d’olive
1 c. à table de beurre non-salé

Kibbeh
1½ tasse de blé concassé (bulgur) fin
800 grammes de boeuf ou d’agneau extra maigre passé 2 fois au hache viande pour obtenir consistance très fine (il faut demander au boucher ou le faire soi-même à la maison mais ne pas prendre la viande hachée directement sur les tablettes de l'épicerie)
2 c. à thé de sel
3 c. à thé de poivre
1 c. à thé de baharat (voir recette qui suit)
2 gros oignons jaunes râpés
1 bol d’eau froide assez grand pour y plonger les mains lors de la préparation
1 c. à table d’huile d’olive


1 plat carré ou ovale avec des côtés d’au moins 5 cm de hauteur

Préparation


Déposer la viande haché de la farce et l’huile dans une grande poêle et faites cuire à feu doux en remuant constamment et en brisant les grumeaux avec une cuillère de bois  jusqu’à ce que le tout soit bien séparé et que toute l’humidité se soit évaporée.  Ajouter les épices, assaisonnements et les oignons hachés et continuer de remuer.

Dans une petite casserole, faites fonder le beurre et ajouter les noix de pin (pignons) et faire griller légèrement. Quand les pignons commencent à brunir, les ajouter au mélange de viande qui cuit et continuer de cuire le tout en remuant constamment jusqu’à ce que les oignons deviennent translucides.  Laisser refroidir.

Faire tremper le bulghur dans un grand bol dans 1 tasse d’eau chaude pour au moins 5 minutes, mais de préférence toute une nuit.  Bien égoutter puis ajouter sel, poivre, baharat, oignon rape et viande hachée et bien mélanger pour former une texture de pâte..Il faut parfois ajouter un peu d’eau pour garder le mélange souple.  Couvrir et laisser reposer au moins 30 minutes.

Bien huiler le moule.  Tremper les mains dans le bol d’eau et déposer la moitié du mélange dans le moule. Presser en une couche égale.  Garnissez ensuite avec la farce que vous presserez bien contre la première couche, puis couvrir avec le reste du mélange de viande.  Bien égaliser. 

Couper en bouchées dans le moule (un motif de diamant c’est toujours joli) et faire un trou si désiré au milieu de chaque diamant avec un doigt.  Parsemer d’huile d’olive et cuire au four à 350F, pendant 30 minutes.

Servir avec du yogourt et une salade au choix.



Baharat

 


4 c. à thé de grains de poivre noir

10 c . à thé de piments de la Jamaìque (Allspice) entier

2 c. à thé de cannelle moulue

1 c. à thé de muscade fraichement râpée

1 c.à thé de gingembre moulu

1 c. à thé de clou de girofle

1 c.à thé de grains de cardamome



Mettre tous les grains dans un moulin à café (qui vous sert uniquement pour les épices) ou écraser à l’aide d’un mortier et d’un pilon. Ajouter les ingrédients déjà moulus  Ranger dans un contenant hermétique dans un endroit sombre et frais.

Thursday, 26 July 2012

Quand l'Asie prends ses airs de Moyen orient...




Fichier:Flag of Tajikistan.svg Partageant ses frontières avec l’Ouzbékistan, le Kirjistan, La Chine et l’Afghanistan,  le Tadjikistan compte environ 7,8 millions d’habitants.  L’espérance de vie à la naissance est d’un peu plus de 66 ans, l’âge moyen de la population se situe autour de 22.6 ans et plus du tiers de la population a moins de 15 ans selon les statistiques 2012.  et bien que l’on compte sur 2 médecins pour 1000 habitants, les dépenses médicales sont minimes… environ 28$ par habitant par année.  Malheureusement, toujours selon les statistiques (2011 cette fois-ci)  Le taux de mortalité infantile avoisine les 40%. C’est aussi le pays le plus pauvre de l’ancienne URSS bien que des efforts plutôt fructueux sont faits pour améliorer la situation.

 On parle ici le Tadjik et le Russe,  on paye en Somoni, et le président Emomalii Rahmon est au pouvoir depuis 1992.



Bienvenue à Douchambé (population 720,00 habitants), capitale du Tadjikistan.  Nous sommes présentement situé au milieu de l’ancienne route de la soie. Notre séjour nous permettra de découvrir quelques spécialités communes avec le pays voisin, l’Ouzbékistan dont le fameux Plov, plat de riz, viande et légumes et les brochettes de viande ou Shashlik.

Aussi populaire, les soupes de viande ou de pâtes farcies, les pains de toutes sortes et les plats en casserole mijotés longuement.



La recette que je vous propose est en 2 étapes.  Il vous faudra tout d’abord faire du pain.  Oui, je vous entends d’ici…bon, vous pouvez couper cette étape en vous procurant du pain pita, mais….un pain maison est toujours bien meilleur.  Une fois votre pain fait, la recette que je vous propose est une salade faite au pain, un peu comme une panzanella italienne, mais à la saveur bien Tajik



Pour le pain Kulcha, vous aurez besoin de :



2 tasses de farine

1 c. à thé de levure sèche

½ tasse d’eau tiède

½ c .à thé de sucre

½ c. à thé de sel

½ tasse de fromage cottage régulier (celui vendu en barquette, pas le sec)

De l’eau tiède en quantité suffisante



Tôles à biscuits graissées



Faites gonfler la levure dans l’eau tiède et le sucre.  Quand elle est bien mousseuse, la verser dans la farine et ajouter le sel, l’huile et le fromage.  Commencez à pétrir pour bien amalgamer le tout.  Ajouter de l’eau tiède petit à petit toujours en pétrissant pour former une boule de pâte souple et élastique au toucher.  Déposer dans un bol et couvrir d’un linge et laisser lever à l’abri des courants d’air jusqu’à ce que la boule ait doublé de volume ce qui devrait prendre 1 à 2 heures.  Abaissez la pâte et la séparer en petites boules.  Laisser reposer 30 minutes puis rouler bien mince.  Déposer sur les tôles et cuire dans un four préchauffer à 400 F pendant 5 à 7 minutes.  Refroidir sur des tôles.  Le nombre de pains dépendra de la grosseur des boules… mais visez 6 à 8 pains.



Une fois le pain terminé… et s’il vous en reste parce que c’est certain que juste l’odeur vous fera succomber…. Voici la recette que vous devez absolument essayer !



QURUTOB



Vous aurez besoin de quelques pains Kulcha (2 ou 3 pitas feront aussi l’affaire)

2 oignons coupés en rondelles

2 ou 3 tomates en cubes

1 tasse de yogourt nature de type grec (ou Balkan si vous préférez)

1 c. à table d’huile que vous aurez pris le soin de chauffer un peu (le choix de l’huile vous appartient, mais personnellement, j’opterais pour une bonne huile d’olive, même si je dois céder un peu d’authenticité pour ça.  Sinon, un huile de tournesol, de soya ou de canola fera tout aussi bien l’affaire)



Défaites le pain en bouchées et déposez-le dans un bol.  Ajoutez les oignons et les tomates et bien mélanger.  Arrosez ensuite avec l’huile et mélangez.  Puis incorporer le yogourt, saler et poivrer au goût… voilà !  Rafraichissant et savoureux !



Vous pouvez y ajouter des herbes fraîches si le cœur vous en dit… persil, menthe, romarin, estragon, cerfeuil….. C’est un peu moins Tajik…mais c’est très bon aussi !










Zanzibar!


Il y a bien longtemps que nous avons fait notre arrêt en Tanzanie.  Je vous avais promis deux chroniques sur la cuisine Tanzanienne dont une spécifique à Zanzibar et je tiens toujours mes promesses.



Située à l’est de la côte Tanzanienne et donc Africaine, Zanzibar a occupé pendant des siècles une position stratégique pour le commerce maritime.  Marchands et futurs marchands rêvant de richesses et de prospérités se sont succédés, apportant avec eux leurs habitudes et traditions.  C’est ainsi que cette île a développé sa gastronomie.  Les influences sont nombreuses et bien présentes…Indiens, Chinois, Portuguais, Perses, pour ne nommer que ceux-là ont marqué la tradition gastronomique zanzibarienne déjà riche de ses traditions est-africaines.



Zanzibar, du point de vue gastronomique, c’est un joyau qui a su absorber les saveurs de ses visiteurs et les transformer pour en faire ses plats propres. 



Je vous propose aujourd’hui une sucrerie.  Oh, vous la retrouverez dans le monde Perse, mais ici, c’est un « must » avec un bon café bien corsé.  Je vous propose donc le



Haluwa à la mode de Zanzibar.



Ingrédients

  • 800 gr de carottes râpées
  • 8 c,à table de sucre
  • 5 c. à table de lait écrémé en poudre
  • 2 c. à thé d’amandes tranchées
  • Une pincée généreuse de cardamome moulue
  • 5 c.à table de beurre clarifiée (ghee)
  • 1 c.à table de fécule d’amaranthe (arrowroot) (dans les magasins d’aliments naturels)



Faire cuire les carottes dans l’eau bouillante jusqu’à ce que tendre ce qui devrait prendre environ 4 ou 5 minutes.  Égoutter et réduire en purée.

Faire chauffer le beurre clarifié puis ajouter les carottes et la fécule d’amarante et cuire en remuant constamment environ 2 minutes.

Ajouter le sucre et cuire 2 à 3 minutes additionnelles, puis ajouter la poudre de lait et cuire 2 minutes de plus.  Ajouter la cardamome et bien remuer.

Verser dans un plat et saupoudrer d’amandes.  Servir chaud ou froid accompagné d’un bon café aromatisé au gingembre si vous désirez une expérience plus authentique.